Santé

Chat d’intérieur ou d’extérieur : que privilégier ?

Pour les humains de félins, donner un accès ou non à l’extérieur est un grand débat.

Sache que je ne suis pas pour les chats d’intérieur ou pour les chats d’extérieur.

Je pense que c’est avant tout une question d’individu. Chaque chat a des besoins qui lui sont propres.

C’est pourquoi aujourd’hui je souhaitais te présenter les différents avantages et inconvénients de ces modes de vie.

Sache tout de même qu’avant de mettre en place ce qui t’arrange le plus, il faut que ton félin soit à l’aise avec la situation. Son bien-être prime sur le reste. C’est aussi comme ça que tu garderas une bonne relation entre vous. 🙂

Le chat d’intérieur : un animal en surpoids, stressé et sujet à l’ennui ?

La difficulté avec les chats d’intérieur, c’est que leur mode de vie est très éloigné de celui qu’ils auraient à l’état sauvage.

Excepté peut-être un régime alimentaire comme le BARF (repas à base de viandes crues) ou de Whole Prey (proies données entières) qui se rapprochent d’un régime naturel, il y a peu d’éléments de leur environnement réellement comparables à celui d’un animal sauvage.

C’est pourquoi, il est essentiel de s’en rapprocher au maximum avec, par exemple ;

  • Un régime alimentaire adapté, comme dit plus haut.
  • Un environnement aménagé afin de proposer suffisamment de stimulations (fontaine à eau, arbre à chat, jouets, gamelle ludique, postes d’observation…).
  • Une zone de repos à l’écart. Le chat doit pouvoir aller se nicher dans un coin sans être dérangé.
  • De l’espace et un accès libre aux différentes pièces de vie. On évite d’empêcher l’accès à trop de lieux.
  • Suffisamment d’interactions positives. Les humains doivent être présents et disponibles lorsque le chat a besoin d’échanges tout en évitant d’être trop envahissants.

Dans certains cas, même si toutes ces astuces sont mises en place ; ce ne sera pas suffisant.

C’est le cas avec un chat qui a déjà vécu en extérieur par exemple. Le fait d’être soudainement enfermé et de ne plus avoir accès à cet espace rempli d’aventures peut être extrêmement difficile, voire, impossible.

Pour te donner une idée, mon chat Laotse passe 80% de son temps à l’extérieur. Il lui arrive de passer des journées à roupiller sur le canapé mais comparé au temps passé dehors, ce n’est rien du tout. D’ailleurs, il a même un petit coin sous mes sapins pour dormir l’été.

Lorsqu’il était blessé, il a dû rester une semaine enfermé chez moi. Nous avions un concert de miaulements tous les jours (en particulier le soir, il ne passe jamais une nuit à l’intérieur habituellement !).

Pour les jeunes chats, souvent très énergiques, cela peut également être un problème.

Un jour, j’ai dû garder le chat d’un ami alors qu’il partait en vacances. Il s’agissait d’une jeune Bengale de moins d’un an enfermée dans une maison. C’était un véritable crève-cœur de la voir ainsi.

Heureusement, après discussion avec son humain, il a compris que ce n’était pas un mode de vie adapté pour son félin et il a pu y remédier.

La vie en intérieur reste également problématique dans le cas où le chat est particulièrement sensible.

Que ce soit par rapport au manque d’activité ; dans certains cas, cela peut occasionner une prise de poids importante. Beaucoup de chats d’intérieur sont en surpoids et risquent de nombreuses maladies (cardiovasculaires, arthrose…).

Ou que ce soit par rapport au stress engendré par une vie dans un espace clos. Le stress peut entrainer certains problèmes de santé et des comportements dits gênants. Par exemple, un chat stressé va se lécher de manière intensive, voire, se dépiler. Il peut ainsi rapidement se mettre à s’automutiler.

Cependant, on peut tout de même constater que les chats vivants en intérieur ont une espérance de vie plus importante. Ils vivent davantage en sécurité (pas de risque d’accidents de voiture) et leur santé est plus évidente à contrôler.

Ce qui n’est pas forcément le cas pour un chat du grand air.

Le chat d’extérieur : une durée de vie limitée, des maladies ou une disparition ?

Dans une précédente lettre, je disais que Laotse s’était blessé suite à une bagarre avec un autre chat.

J’ai reçu de nombreux messages de ce type :

“Le meilleur remède est celui dont on n’a pas besoin !
En plus des « plaies et bosses » qu’il ramasse, il risque fort de ramener des maladies…… Ne laissez pas votre chat sortir; il viendra un jour où il ne sera pas « récupérable », ou il ne rentrera pas du tout car ….mort !”

Je comprends la peur de ces personnes. Avec un chat qui sort, il y a un risque que celui-ci :

  • Ait un accident : dû à une chute, à une voiture qui roule un peu trop vite, à un chien non attaché ou à un chasseur peu précautionneux en pleine campagne.
  • Attrape une maladie : FIV, typhus, coryza, ce n’est pas ce qui manque…
  • Ou tout autre aléa de la vie extérieure : qu’il se bagarre, qu’il se fasse enleverempoisonner ou même qu’il se perde.

C’est certain, la vie dehors peut être rude.

La preuve, l’espérance de vie des félins qui sortent est moindre comparée à celle des chats d’intérieur.

Mais à côté de ça, on peut aussi considérer que l’avantage le plus conséquent est qu’ils vivent leur “vraie” vie de chat.

J’ai conscience que tout le monde ne sera pas d’accord avec moi, mais je pense que mes chats méritent de vivre cette vraie vie.

Surtout parce qu’ils le peuvent… et qu’ils le veulent !

Bien sûr, avec un chat FIV je n’aurais pas le même discours.

C’est pour cela que j’ai commencé ma lettre en te disant que cela dépend toujours du félin. Certains ne sont même pas à l’aise à l’extérieur. Il n’y a aucun intérêt à les forcer.

D’ailleurs, leur ressenti peut même évoluer avec le temps.

Pour ma part, Taïs a toujours été une grande vadrouilleuse jusqu’au jour où elle est rentrée avec une entaille derrière le coude. À partir de ce moment-là, elle s’est mise à dormir à l’intérieur toutes les nuits.

C’est une petite crevette. Il y a bien trop de matous plus imposants qu’elle dans mon quartier, et ça, elle l’a bien compris.

Aujourd’hui elle promène encore. Certes beaucoup moins qu’avant, mais elle apprécie ses petites balades et flâner dans le jardin si je suis là également. Sinon, c’est direction les coussins bien confortables de la maison !

Chaque mode de vie a ses avantages et ses inconvénients, le tout est d’en avoir conscience et de permettre à son félin de vivre la vie qui correspond le plus à ses besoins. 🙂

Prends soin de toi,
Louise, Laotse et Taïs.

PS : si ton chat vit en intérieur, j’ai un jouet sur mon e-boutique qui pourrait lui plaire. C’est une balle de cataire, ultra stimulante et ludique. Même mon chat Laotse qui aime la vie au grand air ne peut plus s’en passer. J’ai mis une petite vidéo de lui qui joue avec si cela t’intéresse, il suffit de cliquer ici.

3 commentaires sur “Chat d’intérieur ou d’extérieur : que privilégier ?

  1. c. de charmant dit :

    Bonjour!
    Suite à la pétition concernant les chats de Kurt Zouma, j’ai appelé la RSPCA en Angleterre qui m’a assurée que ces chats avaient été pris en charge par l’organisation depuis quelque temps déjà et que l’un était en cours de soins vétérinaires. L’organisation était au courant avant que le Sun ne fasse circuler cette info. et avait pu intervenir.

  2. Firose Druelle dit :

    Bonjour,
    Nous avons vraiment besoin de votre aide précieuse.
    Ma meilleure amie a un chat qu’on adore enormement.
    Il a 10 ans et n’a jamais eu jusqu’à présent de problème de santé.
    Depuis environ 6 semaines il fait des crises d’épilepsie, environ deux par semaine. Nous l’avons emmené chez-soi le vétérinaire mais s’iil nous a fait comprendre que malheureusement il n’existe pas de traitement.
    Aussi, avez-vous des conseils à nous donner et des produits naturels à nous conseiller.
    Un grand merci pour votre retour.
    On a vraiment besoin de vos conseils pour notre chat d’amour.
    Bien cordialement.
    Madame Druelle

  3. Patricia Bouscatel dit :

    Comment empêcher les chats de tuer tout ce qui bouge ? Ils sont un véritable fléau pour la petite faune sauvage. Il faudrait imposer le port obligatoire de colliers de couleurs vives avec clochettes afin de faire fuir les proies…mais cela ne marchera pas sur les oisillons…. Les chats sont responsables du déclin sans précédent de la petite faune sauvage et c’est aux gens comme vous Louise Fontaine, de demander aux propritaires de chats de mettre ces fameux colliers de couleurs vives avec clochettes. Quelle tristesse de trouver sur sa terrasse une aile d’oiseaux, ou juste les deux pauvres petites pattes…Pitié pour tous ces animaux sans défense contre les griffes des chats….

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