Santé

Le jour où j’ai découvert l’épilepsie de mon chat

Berlioz est épileptique.

Michel, son humain, l’a découvert juste après son adoption.

Désemparé et angoissé à l’aidée que son matou souffre de cette mystérieuse malade (qu’il pensait réserver aux humains), il s’est tourné vers moi afin que je lui en dise un peu plus.

Dans cette lettre, je vous explique tout sur l’épilepsie, du diagnostic au quotidien, en passant par les crises et les soins.

Mais c’est quoi l’épilepsie ?

Le cerveau de Berlioz est composé de milliards de cellules nerveuses, qui communiquent entre elles par des signaux chimiques et électriques.

L’épilepsie est une maladie provoquée par l’hyperactivité des cellules nerveuses. Elle ne touche que 2 % des chats. Malheureusement, Berlioz en fait partie.

Il existe différents types de crises qui se distinguent selon partie du cerveau concernée.

La crise partielle se caractérise par le fait que les symptômes ne sont visibles que sur une partie du corps. La crise généralisée, elle, implique tout le corps.

Sans comprendre pourquoi, c’est ainsi Berlioz qui faisait sa sieste sur le divan, se met à saliver, les muscles de son visage se contractent, il se met à trembler…

Selon son vétérinaire, Berlioz souffre d’épilepsie primaire, autrement dit, il soupçonne que cela ait une cause génétique.

Il faut savoir qu’il existe aussi l’épilepsie secondaire. Le chat est touché par sa première crise d’épilepsie après un évènement marquant. L’épilepsie secondaire touche généralement les chats plus âgés.

Les crises se déclarent généralement après une maladie, une blessure au cerveau comme un traumatisme ou une tumeur, ou après une affection du cerveau comme un empoisonnement.

Malheureusement, les études faites par des spécialistes sur les félins, experts dans l’épilepsie sont très rares, voir inexistantes. Ce sont pourtant des phénomènes cliniques qui méritent d’être examiné plus en profondeur.

3 phases dans la crise qu’il faut apprendre à décoder

La phase d’ictus est la phase pendant laquelle Moustachu va baver, se mettre à trembler. C’est souvent la phase la plus impressionnante.

Avant la crise, Berlioz avait des phases d’aura. Il a un comportement inhabituel, il ne marche pas droit par exemple. Avec le temps, Michel a appris à les identifier très vite.

La phase post-ictale vient après la crise. Généralement, il est fatigué et a encore du mal à se déplacer. Il faut le laisser reprendre ses esprits petit à petit.

 

Un diagnostic hasardeux

En plus d’être une maladie assez peu étudiée, le diagnostic est particulièrement délicat. Si vous remarquez un comportement anormal chez votre félin, sachez que, pour arriver à l’épilepsie, le vétérinaire doit procéder par élimination.

Les crises d’épilepsie peuvent être la manifestation d’une autre maladie. Le vétérinaire élimine, une à une, les autres maladies qui peuvent l’expliquer.

Dans le cas où aucune autre maladie explique son état, alors il en convient que le chat souffre d’épilepsie.

Berlioz souffre d’une forme d’épilepsie dite “primaire”. À part les crises, il est en bonne santé et ses examens neurologiques sont normaux.

cerveau-médecinPour l’épilepsie secondaire, les démarches pour diagnostiquer votre chat peuvent être plus longues. Il faut faire des analyses sanguines, une radiographie, une IRM…

 

 

 

 

Comment Berlioz est soigné

Malgré les crises, Berlioz ne souffre d’aucune anomalie neurologique, bien qu’il doive quand même suivre un traitement lourd et quotidien. Contraignant, Michel doit administrer des comprimés tous les jours à Berlioz.

Son cerveau ne peut pas supporter les convulsions pendant une trop longue période. Son traitement vise donc à diminuer le nombre, l’intensité et la durée de ses crises et pour l’aider à récupérer plus rapidement après ses crises.

Les visites chez le vétérinaire sont aussi plus fréquentes…

Que faire lorsque votre chat est pris de crises ?

Michel n’intervient jamais quand Berlioz fait des crises, cela risque d’empirer la situation.

Il ne le touche pas. Pendant la phase ictale, Berlioz ne contrôle par ses mouvements, ni la force de sa mâchoire. Un accident est vite arrivé dans ce cas de figure.

Alors Michel ne fait pas de bruit et éteint les lumières. Il le laisse dans un endroit calme, même quelques minutes après que sa crise se soit terminée.

Les crises étaient impressionnantes au début mais, petit à petit, il s’est habitué.

Généralement, elle ne dure que quelques secondes.

Dans certains cas, la crise peut ne pas se finir ou votre chat commence à faire des crises de plus en plus rapprochées. Si cela vous arrive, rapprochez-vous de son vétérinaire pour qu’il les arrête.

Un médicament anticonvulsant est administré par voie intraveineuse.

La vie avec un chat épileptique

Avec un traitement adapté et un suivi régulier chez son vétérinaire, Berlioz a une qualité de vie semblable à un chat touché par aucune maladie.

Michel l’expose le moins possible au stress ; il évite les changements d’environnements trop rapides, les invités trop envahissants pour le chat. Tout ce qui pourrait grandement perturber Berlioz.

Le traitement peut stimuler l’appétit et favoriser la prise de poids de Berlioz. Au départ, Michel a remarqué qu’il avait plus faim que d’habitude, mais cela s’est régulé avec le temps.

Michel lui apporte une ration alimentaire adaptée et constante, en évitant les croquettes de basse qualité et hypercalorique.

Au lieu de diminuer la quantité de ses rations alimentaires, Michel a simplement amélioré leur qualité.

Les séances de jeux sont moins innocentes. Comme les autres chats, Berlioz a le droit et aime jouer. Mais, au moindre signe de changement dans son comportement, son humain stoppe immédiatement le jeu pour éviter qu’une crise ne se déclare.

Finalement, Berlioz a une vie quasiment normale, en dehors de la prise quotidienne de ses cachets.

Prenez soin de vous,
Louise, Laotse et Taïs

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *